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Réglementation

Loi AGEC et tri des biodéchets : ce que doivent savoir les hôteliers en 2026

Depuis le 1er janvier 2024, tous les hôtels et restaurants doivent trier leurs biodéchets. Obligations, solutions pratiques, lien avec Clef Verte : guide complet de la loi AGEC pour l'hôtellerie.

Gaëtan Wittebolle17 mars 202610 min de lecture

En bref : La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), promulguée le 10 février 2020, impose depuis le 1er janvier 2024 le tri à la source des biodéchets à tous les professionnels, quelle que soit la quantité produite. Les hôtels et restaurants sont directement concernés : déchets de cuisine, restes de repas, épluchures, marc de café, fleurs fanées doivent être séparés des ordures ménagères et orientés vers le compostage ou la méthanisation. Le non-respect de cette obligation expose à des sanctions pouvant atteindre 75 000 euros d'amende. Le référentiel Clef Verte 2026 intègre pleinement cette exigence comme critère impératif, ce qui signifie qu'un établissement ne triant pas ses biodéchets ne peut pas obtenir le label. Pestooo vous aide à structurer votre gestion des déchets et à documenter votre conformité.

La gestion des déchets en hôtellerie-restauration a connu un tournant réglementaire majeur avec la loi AGEC. Ce texte ambitieux vise à transformer en profondeur notre rapport aux déchets, en passant d'une logique de « tout poubelle » à une logique d'économie circulaire. Pour les hôteliers et restaurateurs, les conséquences sont concrètes et immédiates.

Ce guide fait le point sur vos obligations, les solutions pratiques disponibles et le lien avec la certification Clef Verte.

Qu'est-ce que la loi AGEC et pourquoi concerne-t-elle les hôtels ?

La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire -- dite « loi AGEC » -- est un texte fondateur de la politique environnementale française. Elle couvre un champ très large : interdiction progressive des plastiques à usage unique, obligation de tri des biodéchets, lutte contre le gaspillage alimentaire, information du consommateur et développement du réemploi.

Pour les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration, la loi AGEC a plusieurs implications directes :

  • Interdiction des plastiques à usage unique : gobelets, couverts, pailles, touillettes, contenants en polystyrène expansé sont progressivement bannis
  • Tri des biodéchets : obligation de séparer les déchets organiques des ordures ménagères
  • Lutte contre le gaspillage alimentaire : obligation de proposer les invendus alimentaires au don ou à la valorisation
  • Information des clients : transparence sur la gestion des déchets et les éco-gestes

Qu'est-ce qu'un biodéchet au sens de la loi ?

Avant de détailler les obligations, il est essentiel de bien définir ce que la loi entend par « biodéchet ». Selon l'article L. 541-1-1 du Code de l'environnement, les biodéchets comprennent :

  • Les déchets alimentaires : restes de repas des clients, préparations non consommées, pain, fruits et légumes abîmés, produits périmés
  • Les déchets de cuisine : épluchures, parures, coquilles d'œufs, marc de café, sachets de thé (sans agrafe), os et arêtes
  • Les déchets verts : tontes de gazon, feuilles mortes, tailles de haies, fleurs fanées
  • Autres matières organiques : serviettes en papier souillées, essuie-tout, cartons souillés de nourriture

En revanche, ne sont pas des biodéchets : les emballages plastiques (même souillés), les capsules de café en aluminium, les bouchons de liège (filière dédiée), les huiles de friture usagées (filière spécifique).

Quel est le calendrier d'application pour les hôtels et restaurants ?

La mise en œuvre de l'obligation de tri des biodéchets a suivi un calendrier progressif :

DateSeuil de productionÉtablissements concernés
Depuis 2012Plus de 120 tonnes/anTrès gros producteurs (marchés de gros, industries)
Depuis 2016Plus de 10 tonnes/anGrands restaurants collectifs, hôtels de grande capacité
Depuis janvier 2023Plus de 5 tonnes/anRestaurants de taille moyenne, hôtels avec restauration
Depuis janvier 2024Tous les professionnelsTous les hôtels et restaurants, sans seuil minimum

Le point clef : depuis le 1er janvier 2024, il n'y a plus de seuil de production. Que votre hôtel produise 50 kg ou 50 tonnes de biodéchets par an, vous êtes soumis à la même obligation de tri à la source.

Quelles sont les obligations concrètes pour un hôtel ?

Le tri à la source

L'obligation principale est le tri à la source : les biodéchets doivent être séparés des autres déchets dès leur production. Concrètement, cela signifie :

  • Installer des bacs de collecte dédiés dans les cuisines, les offices d'étage et les zones de restauration
  • Former le personnel au geste de tri (quoi mettre dans quel bac)
  • Mettre en place une signalétique claire sur chaque point de collecte
  • Organiser le stockage intermédiaire dans des conditions d'hygiène satisfaisantes (local réfrigéré si nécessaire, bacs fermés, nettoyage régulier)

La valorisation

Le tri seul ne suffit pas : les biodéchets collectés doivent être valorisés, c'est-à-dire orientés vers une filière de traitement qui transforme la matière organique en ressource. Les deux principales filières sont :

  • Le compostage : transformation des biodéchets en compost utilisable comme amendement pour les sols
  • La méthanisation : transformation en biogaz (énergie renouvelable) et en digestat (fertilisant)

L'enfouissement ou l'incinération des biodéchets triés est interdit.

La traçabilité

L'établissement doit pouvoir justifier de la bonne gestion de ses biodéchets. Il est donc recommandé de conserver :

  • Les contrats avec le prestataire de collecte ou la preuve du compostage sur site
  • Les bordereaux de collecte (date, volume, prestataire)
  • Les fiches de suivi du composteur si vous compostez sur site
  • Les attestations de valorisation fournies par le prestataire

Quelles solutions pratiques pour un hôtel ?

Solution 1 : la collecte par un prestataire spécialisé

C'est la solution la plus courante pour les établissements urbains ou de taille moyenne. Un prestataire agréé collecte vos biodéchets à une fréquence définie (1 à 3 fois par semaine en général) et les achemine vers une plateforme de compostage ou de méthanisation.

Avantages : simplicité, pas de gestion de composteur, traçabilité assurée par le prestataire.

Coût indicatif : de l'ordre de 50 à 200 euros par mois selon le volume et la fréquence de collecte.

Comment trouver un prestataire ? L'ADEME propose un annuaire des collecteurs de biodéchets par département. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre syndicat de traitement des déchets (SMICTOM, syndicat intercommunal, etc.).

Solution 2 : le compostage sur site

Pour les établissements disposant d'un espace extérieur, le compostage sur site est une option écologique et économique. Plusieurs formats existent :

  • Le composteur traditionnel : adapté aux petits volumes (gîtes, chambres d'hôtes, petits hôtels). Capacité typique : 300 à 600 litres.
  • Le composteur rotatif : plus rapide et plus facile à brasser. Adapté aux volumes intermédiaires.
  • Le lombricomposteur : idéal pour les espaces réduits, fonctionne même en intérieur (cave, garage).
  • Le composteur électromécanique : pour les gros volumes (hôtels avec restauration). Transforme les biodéchets en compost en 24 à 48 heures. Investissement plus élevé mais très efficace.

Attention : le compostage sur site de biodéchets en quantité supérieure à environ 1 tonne par an nécessite une déclaration en préfecture (rubrique ICPE 2780). Renseignez-vous auprès de votre DREAL.

Solution 3 : le compostage partagé

Certaines communes ou intercommunalités mettent en place des sites de compostage partagé accessibles aux professionnels. C'est une solution intermédiaire intéressante pour les petits établissements urbains ne disposant pas d'espace pour un composteur.

Solution 4 : la collecte par le service public

Dans certaines collectivités, le service public de gestion des déchets a mis en place une collecte séparée des biodéchets pour les professionnels (bac marron ou bac dédié). Vérifiez auprès de votre mairie ou de votre intercommunalité si ce service est disponible.

Comparatif des solutions de valorisation des biodéchets

CritèreCollecte prestataireCompostage sur siteCompostage partagéCollecte publique
Adapté aux petits volumesOuiOuiOuiVariable
Adapté aux gros volumesOuiSous conditionsNonVariable
Nécessite un espace extérieurNonOuiNonNon
Coût mensuel indicatif50 à 200 eurosFaible (amortissement matériel)Gratuit ou faibleInclus dans la taxe ou redevance
Traçabilité documentaireBordereaux fournisAuto-gestionVariableVariable
Complexité de mise en œuvreFaibleMoyenneFaibleFaible

Le choix de la solution dépend de votre volume de biodéchets, de votre configuration (espace disponible, localisation urbaine ou rurale) et des services proposés par votre collectivité.

Quelles sanctions en cas de non-respect ?

Le non-respect de l'obligation de tri des biodéchets est passible de sanctions administratives et pénales :

Type de sanctionMontant ou conséquence
Amende administrativeJusqu'à 75 000 euros (personnes morales)
Mise en demeureObligation de se mettre en conformité dans un délai fixé par le préfet
Astreinte journalièreEn cas de non-exécution de la mise en demeure
Sanction pénaleAmende de 5e classe (jusqu'à 1 500 euros) en cas de mélange volontaire

En pratique, les contrôles se renforcent progressivement depuis 2024. Les inspecteurs des installations classées (DREAL) et les agents des collectivités sont habilités à vérifier la conformité des établissements. Les hôtels et restaurants font partie des secteurs ciblés en priorité du fait de leur production significative de déchets alimentaires.

Comment la loi AGEC s'articule-t-elle avec la certification Clef Verte ?

Le lien entre la loi AGEC et le label Clef Verte est direct et structurant. Le référentiel Clef Verte 2026 intègre pleinement les obligations de la loi AGEC dans ses critères impératifs :

  • Tri des biodéchets : un critère impératif exige la mise en place d'une filière de collecte et de valorisation des biodéchets, que l'établissement dispose ou non d'un service de restauration
  • Suppression des plastiques à usage unique : le référentiel en fait un critère impératif strict, reprenant et allant même au-delà des exigences de la loi AGEC
  • Tri en 5 flux minimum : le référentiel 2026 impose le tri de 5 flux (verre, papier/carton, emballages, biodéchets, ordures ménagères résiduelles), aligné sur les obligations réglementaires

En d'autres termes : un établissement qui ne respecte pas la loi AGEC ne peut pas obtenir le label Clef Verte. Et inversement, préparer sa certification Clef Verte vous met automatiquement en conformité avec la loi AGEC sur le volet déchets.

Pour aller plus loin sur la gestion des déchets dans le cadre Clef Verte, consultez notre guide complet de la gestion des déchets en hôtel.

Quels sont les bénéfices concrets du tri des biodéchets pour un hôtel ?

Au-delà de la conformité réglementaire, le tri des biodéchets offre des bénéfices tangibles :

Réduction de la facture déchets

Les biodéchets représentent en moyenne 30 à 40 % du volume des poubelles d'un hôtel avec restauration. En les séparant, vous réduisez mécaniquement le volume de vos ordures ménagères résiduelles et donc la fréquence (et le coût) de la collecte classique. Selon les retours d'expérience, la réduction de la facture globale de gestion des déchets peut atteindre 15 à 25 %.

Valorisation de l'image

Les voyageurs sont de plus en plus attentifs à l'engagement environnemental des établissements. Communiquer sur votre démarche de tri et de compostage -- notamment via le label Clef Verte -- est un argument commercial différenciant.

Production de compost (en cas de compostage sur site)

Si vous compostez sur site, vous produisez un amendement naturel de qualité pour vos espaces verts, votre potager ou vos jardinières. C'est un cercle vertueux particulièrement valorisant pour les établissements disposant d'un jardin ou d'un espace vert.

Sensibilisation des équipes

La mise en place du tri des biodéchets est souvent le point de départ d'une dynamique environnementale plus large au sein de l'équipe. Elle mobilise le personnel de cuisine, les femmes et valets de chambre, le service en salle, et crée une culture du « bon geste » qui rejaillit sur d'autres domaines (énergie, eau, achats).

Comment former le personnel au tri des biodéchets ?

La formation du personnel est un facteur clef de réussite. Un tri mal fait (présence de plastique dans le bac de biodéchets, par exemple) peut entraîner le refus du lot par le prestataire de collecte.

Voici les bonnes pratiques de formation :

  • Session initiale de 30 minutes pour tout le personnel concerné (cuisine, étages, salle), avec démonstration pratique des bons gestes de tri
  • Affichage visuel sur chaque point de collecte, avec photos des déchets acceptés et refusés
  • Référent biodéchets désigné dans l'équipe, chargé de vérifier quotidiennement la qualité du tri
  • Rappels trimestriels lors des réunions d'équipe, avec retour sur les éventuels problèmes constatés
  • Intégration dans le livret d'accueil des nouveaux collaborateurs et des saisonniers

Pour approfondir le sujet de la formation du personnel aux éco-gestes, consultez notre article dédié sur la formation du personnel aux éco-gestes.

Loi AGEC et gaspillage alimentaire : les obligations complémentaires

La loi AGEC ne se limite pas au tri des biodéchets. Elle comporte aussi des dispositions spécifiques sur la lutte contre le gaspillage alimentaire :

  • Interdiction de rendre impropres à la consommation les invendus alimentaires encore consommables
  • Obligation de proposer une convention de don aux associations habilitées pour les établissements dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 50 millions d'euros (applicable aux groupes hôteliers)
  • Diagnostic anti-gaspi : le référentiel Clef Verte 2026 fait du suivi quantifié du gaspillage alimentaire un critère impératif pour les établissements avec restauration

Conseils pratiques pour réduire le gaspillage alimentaire

  • Adapter les quantités produites à la fréquentation réelle (ajustement des buffets, réservation petit-déjeuner)
  • Proposer des portions ajustables (petit/moyen/grand) au restaurant
  • Mettre en place un suivi par pesée des déchets alimentaires (avant et après les repas)
  • Utiliser les restes de manière créative (soupes, gratins, smoothies)
  • Nouer un partenariat avec une application anti-gaspi (Too Good To Go, Phenix) pour écouler les surplus

Quelles aides financières pour se mettre en conformité ?

Plusieurs dispositifs d'aide existent pour accompagner les professionnels dans la mise en place du tri des biodéchets :

  • Aides de l'ADEME : subventions pour l'achat de composteurs, aide au diagnostic déchets, accompagnement technique
  • Fonds Tourisme Durable : dispositif spécifique au secteur touristique, couvrant une partie des investissements liés à la transition écologique
  • Aides régionales : certaines régions proposent des aides complémentaires pour les TPE-PME du tourisme (consultez votre CCI ou votre CRT)
  • Crédit d'impôt : les investissements en faveur de l'environnement peuvent dans certains cas bénéficier d'avantages fiscaux

Pour un panorama complet des aides et du retour sur investissement de la démarche Clef Verte, consultez notre article sur le budget, coûts et aides pour la certification Clef Verte.

Quels sont les types d'établissements les plus concernés ?

Tous les professionnels sont soumis à la loi AGEC, mais l'impact varie selon le type d'activité et le volume de biodéchets produit.

Hôtels avec restaurant

Ce sont les établissements les plus concernés. La combinaison hébergement + restauration génère des volumes importants de biodéchets : préparations de cuisine, restes de buffet petit-déjeuner, déchets de room service. Un hôtel de 50 chambres avec restaurant produit typiquement entre 5 et 15 tonnes de biodéchets par an.

Restaurants indépendants

Les restaurants sont historiquement les premiers producteurs de biodéchets du secteur touristique. La cuisine produit un flux continu d'épluchures, parures et restes. Le suivi quantifié du gaspillage alimentaire est particulièrement pertinent pour ces établissements.

Hôtels sans restaurant

Même sans restauration, un hôtel produit des biodéchets : marc de café du bar ou de l'espace petit-déjeuner (même externalisé), fleurs coupées, déchets verts des espaces extérieurs. Les volumes sont plus faibles mais l'obligation de tri s'applique quand même.

Campings et villages vacances

Les campings disposant d'un restaurant ou d'un snack sont fortement concernés. Ceux qui proposent uniquement de l'hébergement locatif (mobil-homes, emplacements nus) ont des volumes plus faibles mais doivent néanmoins organiser le tri pour leurs propres déchets et mettre à disposition des campeurs des points de collecte dédiés.

Chambres d'hôtes et gîtes

Les plus petits établissements produisent des volumes limités de biodéchets, souvent liés au petit-déjeuner. Le compostage de jardin est généralement la solution la plus adaptée et la plus économique pour ces structures.

Foire aux questions

Un hôtel sans restaurant est-il soumis à la loi AGEC pour les biodéchets ?

Oui. L'obligation de tri des biodéchets s'applique à tous les professionnels depuis le 1er janvier 2024, sans seuil de production. Même un hôtel sans restaurant produit des biodéchets (marc de café, fleurs, déchets verts).

Peut-on simplement mettre les biodéchets dans le bac vert de la collecte publique ?

Non. Les biodéchets doivent être séparés des ordures ménagères et orientés vers une filière de valorisation (compostage ou méthanisation). Le bac vert classique (ordures ménagères) n'est pas une filière de valorisation. Si votre collectivité a mis en place un bac de collecte spécifique pour les biodéchets, vous pouvez l'utiliser.

Faut-il peser les biodéchets ?

La loi AGEC n'impose pas la pesée systématique. En revanche, le référentiel Clef Verte 2026 exige un suivi quantifié du gaspillage alimentaire pour les établissements avec restauration, ce qui implique un système de pesée ou d'estimation documentée.

Le compostage sur site est-il autorisé partout ?

Le compostage domestique ou de proximité est autorisé sans formalité pour les petits volumes. Au-delà d'environ 1 tonne par an, une déclaration ICPE peut être nécessaire. En zone urbaine, vérifiez également le règlement sanitaire de votre commune.

Que faire en période estivale avec un pic de biodéchets ?

Augmentez la fréquence de collecte auprès de votre prestataire pendant la haute saison. Si vous compostez sur site, prévoyez un composteur de capacité suffisante ou un bac de stockage tampon réfrigéré pour éviter les nuisances olfactives.

Comment Pestooo vous accompagne

Pestooo intègre un module complet de gestion des déchets qui vous guide pas à pas dans la mise en conformité avec la loi AGEC et les critères Clef Verte. Le diagnostic en ligne identifie automatiquement vos écarts réglementaires et vous propose un plan d'action priorisé.

Notre assistant IA Basile vous aide à choisir la solution de collecte la plus adaptée à votre situation (prestataire, compostage sur site, collecte publique) et génère les documents nécessaires à votre dossier d'audit. Le module de preuves vous permet de centraliser vos contrats, bordereaux de collecte et attestations de valorisation.

Vous suivez votre progression en temps réel sur le tableau de bord, avec des alertes automatiques en cas de critère non conforme ou de document manquant.

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